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Interstellar : beau comme une comète

Interstellar, beaucoup l’attendaient. Beaucoup sont allés le voir. Beaucoup l’ont adoré. Certains ne l’ont pas aimé.

Interstellar, on en pense quoi ?

TLDR : si t’es pressé, je trouve qu’il est pas loin d’être une tuerie.

J’ai 5 minutes de plus, on en pense quoi en vrai ?

En vrai, Interstellar est magnifique.
Si tu aimes un tantinet l’espace, les étoiles (sans même forcément avoir vu Star Wars), les astres. En gros, si tu es fasciné depuis ton plus jeune âge par les galaxies et les petits points scintillant dans la nuit et son ciel dégagé, une bonne partie du film te plairas.
De la même manière que tu as apprécié Gravity, ce film te séduira par ses images à couper le souffle. C’est du #spaceporn en écran large.

 

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Ce n’est pourtant pas mon premier film de SF, souvent habitué aux films qui parlent de cryogénisation, relativité du temps (vite fait) mais c’est définitivement un film qui peut te marquer…

L’histoire qui part sur un fond de fin de l’humanité, on rentre relativement vite dans le vif du sujet, à savoir : trouver une planète pour faire perdurer l’espèce humaine.
Car il faut bien le dire, bien que la survie de l’espèce soit compromise on ne ressent pas du tout cette situation lors des scènes sur Terre. Cet ultimatum se retranscrit par contre très bien à l’écran parmi ceux partis en mission dans l’espace.
Cette angoisse omniprésente pour les explorateurs les pousse bien sûr à faire des choix difficiles. Avec le classique des films de SF mettant en jeu la survie de l’espèce humaine : l’instinct de survie personnel et la trahison.

 

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Le film est beau, graphiquement, tout simplement. La BO de Hans Zimmer fait le taf. On est facilement émerveillé par la découverte des nouvelles planètes, la proximité du trou noir, les conséquences qui en découlent comme l’écoulement du temps différents pour les explorateurs que pour les terriens par exemple.

Parallèlement, les relations émotionnelles entre les différents personnages sont particulièrement bien jouées. Sur certaines scènes, l’émotion est là. La larmichette pourrait pointer le bout de son nez si certains dialogues n’étaient pas si attendus/convenus.

 

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Jusqu’ici je pense que tout va bien pour tout le monde au niveau du public.

Interstellar est un film qui m’a marqué, visuellement déjà, mais aussi par le sentiment avec lequel il nous laisse en sortant de la salle.
Voir un film contemporain vagabonder vite fait dans l’espace à grands coups de navettes spatiales pour sauver le monde, on connaît : ça s’appelle Armageddon et c’est raté.
Voir un film pleinement futuriste où on est en quête de solutions pour sauver l’espèce humaine, on connaît : Elysium par exemple.
Un film totalement basé sur de la SF : Star Wars.

Il y a plein d’exemples de la sorte, mais au final ce n’est qu’avec Interstellar (je trouve) où on se trouve à un point de non retour pour la Terre, à s’accrocher au dernier espoir d’une mission aléatoire. Ce sentiment d’ultimatum est je trouve bien présent dans le film. Beaucoup de films nous présentent “l’après exploration spatiale”, quand tout le monde se balade à coup de saut dans l’hyperespace. Quelques uns traitent de cette croisée des chemins (entre survie de l’espèce et adaptation).
Mais il n’y a qu’Interstellar qui m’a donné ce sentiment bizarre : qu’est-ce que je ferai à leur place ? Comment on va faire quand on en sera là ? (Qui suis-je ? J’ignore de le savoir.)

Pourquoi tu pourrais ne pas aimer Interstellar ?

C’est au moment où, vers les 3/4 du film je dirais de mémoire, on aborde la relativité du temps, et qu’on s’approche “un peu” trop du trou noir. (Cooper, aka Matthew McConaughey, rentre complètement à l’intérieur de celui-ci)
Christopher Nolan retranscrit là un sujet totalement inconnu pour l’Homme. Du coup, le rendu graphique de ce passage est entièrement le fruit de son imagination, et c’est très probablement à ce moment que des gens peuvent décrocher, et trouver le film pas si bien que ça, totalement WTF.

 

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Parce qu’autant, les planètes découvertes dans le film sont purement fictives et inconnues de l’Homme elles aussi, mais ça c’est quelque chose que l’on peut aisément s’imaginer après la conquête de la Lune et l’exploration de Mars.
Bref.

Conclusion ?

Comme dit plus haut, j’ai beaucoup aimé. Vraiment séduit par, encore, l’immensité de l’espace (tout comme avec Gravity), les théories scientifiques et la relativité du temps mis parfaitement (et de manière simple à peu près) en images. Et généralement, lorsqu’un film te laisse ce sentiment intérieur bizarre, qu’il t’a un peu chamboulé, c’est que c’est pas trop mal, non ?

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Matthew McConaughey marque encore une fois les esprits et les rétines dans cette oeuvre.

Interstellar et Matthew méritent largement un #slowclap.

 

slowclap

 

En gros, vas-y. Et je pense qu’il doit être encore plus BEAU en 3D…

espaceInterstellarMatthew McConaugheySFspaceporn

Pierre • 10 novembre 2014


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